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Un ouragan vu de la station spatiale internationale © NASA

Le juste prix du CO₂

Un triste record a été battu en 2024 : celui de l’année la plus chaude jamais enregistrée sur terre. Signes tangibles du basculement en cours, le réchauffement climatique se traduit sous nos yeux par une accélération d’événements naturels extrêmes. En théorie, la solution est simple : arrêter immédiatement l’emploi d’énergies fossiles. En pratique, l’abandon de ces énergies omniprésentes dans nos sociétés contemporaines est une gageure. Pour réduire les émissions de CO₂, les économistes, rompus à l’analyse coût-avantage, peuvent aider les décideurs à concevoir des politiques à la fois efficaces et acceptables par les populations. 

Temps de lecture : 2 minutes

Un objectif : zéro émission nette

La prise de conscience du réchauffement climatique s’est accélérée sous l’impulsion du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) créé en 1988. Elle a conduit à des objectifs ambitieux, qui se sont affinés au cours des années. 

Gaz à effet de serre et réchauffement climatique

La terre est entourée d’une couche d’air, l’atmosphère, qui « piège » une partie du rayonnement solaire. Grâce à ce mécanisme, la température moyenne à la surface de notre planète est de +15° au lieu de -18°. Cet effet de serre est dû à la présence des nuages et à la vapeur d’eau, ainsi qu’aux gaz dits « à effet de serre » (GES), principalement le dioxyde de carbone (CO₂). 

À propos

Dialogues économiques est une revue numérique de diffusion des connaissances éditée par Aix-Marseille School of Economics (AMU, CNRS, EHESS, Centrale Méditerranée) Passerelle entre recherche académique et société, Dialogues économiques donne les clefs du raisonnement économique à tous les citoyens. Des articles sont publiés tous les quinze jours.

Depuis la révolution industrielle, les humains brûlent des quantités massives de matières carbonées (pétrole, charbon, gaz). La concentration de CO₂ dans l’atmosphère a augmenté de plus de 40% , entrainant une hausse de la température sur terre d’environ 1,1° si on compare la dernière décennie à la période préindustrielle.

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Journaliste scientifique
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CNRS, AMSE